Vers un journal des pertes
Rencontres et journées d'études autour de la résidence d'Aline Wiame, philosophe, Université de Toulouse, en collaboration avec Aurélien Gamboni (artiste, membre de l'Institut d'étude des intervalles) et Martin Savransky, sociologue et philosophe à l’Université de Bath au Royaume-Uni
Rencontres et journées d'études autour de la résidence d'Aline Wiame, philosophe, Université de Toulouse, en collaboration avec Aurélien Gamboni (artiste, membre de l'Institut d'étude des intervalles) et Martin Savransky, sociologue et philosophe à l’Université de Bath au Royaume-Uni
Comment résister à la sidération face aux catastrophes écologiques en cours et à venir, que cette sidération soit de l’ordre de la peur-panique qui empêche d’agir ou d’une fascination pour les spectacles de fin du monde?
Lors de cette première résidence, nos protagonistes font l'hypothèse que les enquêtes artistiques constituent des outils pour traverser la sidération et apprendre à faire attention aux pertes inévitablement enclenchées par le bouleversement climatique.
La résidence sera organisée en trois temps:
- Jeudi 13 février 2025 à 18h30
Conférence de présentation du projet et de ses enjeux par Aline Wiame avec la participation d’Aurélien Gamboni. Une possibilité de suivre en ligne sera exceptionnellement proposée sur demande.
- Du vendredi 14 au dimanche 16, un travail de recherche-création Vers un journal des pertes sera initié avec artistes, chercheur·euse·s et public pour documenter les pertes subies ou souhaitées à Genève, en février 2025.
Du point de vue de la recherche-création, Le Journal des Pertes se présente comme une exploration sensible et créative de notre rapport aux transformations environnementales. À travers un processus d'écriture ou d'expression artistique, chaque participant est invité à porter son attention sur ce qui disparaît ou se transforme dans son environnement immédiat à Genève.
Cette démarche nous encourage à observer attentivement notre quotidien pour identifier non seulement ce qui nous manque déjà ou ce qui est en train de s'effacer, mais aussi à réfléchir aux éléments de notre monde actuel dont nous devrions peut-être apprendre à nous détacher pour construire un avenir plus durable. En explorant ces "disparitions désirables", nous sommes amenés à examiner notre relation complexe avec certaines infrastructures ou habitudes qui, bien qu'ancrées dans notre quotidien, pourraient compromettre notre futur.
Les personnes désireuses d’en savoir plus ou de participer au Journal des pertes, même ponctuellement, sont invitées à prendre contact avec Utopiana : ces trois jours seront l’occasion de temps de rencontres, d’échanges et de visites sur rendez-vous.
- Dimanche 16 février dès 16h - Échanges publics autour du Journal des pertes avec une conférence par Martin Savransky, qui nous invitera à développer des tactiques pour prendre le temps de mesurer les pertes et d'habiter nos territoires abîmés plutôt que de nous précipiter vers des solutions déconnectées de nos réalités locales (conférence en anglais, avec une traduction en français).